Vous cotisez chaque mois, mais savez-vous vraiment combien vous toucherez ? La réponse est souvent bien en dessous de ce qu'on imagine. Simulez votre situation en 2 minutes.
Adapté aux salariés du privé (cadre et non cadre) et aux fonctionnaires. Une estimation indicative, pas un audit.
Trois constats que les actifs préfèrent repousser — et qui pèsent à mesure que la date approche.
Le taux de remplacement moyen d'un salarié non cadre tourne autour de 70 % de son dernier revenu net. Pour un cadre supérieur, il tombe à 50 % voire moins. Pour les fonctionnaires, le calcul sur les 6 derniers mois masque l'impact des primes non prises en compte. La tendance est à la baisse pour tous.
Réforme 2023, suspension partielle en 2026, gel de la valeur du point Agirc-Arrco, allongement de la durée de cotisation… Chaque réforme réduit un peu plus les projections. Ce qui était vrai il y a cinq ans ne l'est plus aujourd'hui.
Plus vous attendez pour préparer votre retraite, plus l'effort à fournir est important. Un salarié de 35 ans a encore 25 à 30 ans devant lui pour capitaliser. À 55 ans, il reste à peine dix ans, et les options se réduisent considérablement.
Six profils-types pour qui une simulation tôt vaut bien plus qu'un audit tardif.
À 35 ans, dix ans devant soi suffisent pour amortir les écarts annoncés. À 55 ans, les leviers se réduisent à des arbitrages plus contraignants. La différence ne se joue pas sur les produits — elle se joue sur le calendrier.
Mon rôle : transformer votre relevé de carrière en plan chiffré et actionnable.
Votre retraite se compose de la pension de base (régime général, calculée sur vos 25 meilleures années de salaire plafonné) et de la complémentaire Agirc-Arrco (calculée en points accumulés tout au long de la carrière). Pour un non-cadre, la base représente environ 50 % de la pension totale. Pour un cadre, l'Agirc-Arrco peut peser jusqu'à 60 ou 70 % de la pension totale — ce qui la rend déterminante.
La pension d'un fonctionnaire est calculée sur le traitement indiciaire des 6 derniers mois (et non les 25 meilleures années), à hauteur de 75 % maximum pour une carrière complète. Mais les primes et indemnités, qui peuvent représenter 20 à 40 % de la rémunération totale, ne sont pas intégrées dans la base. La RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) prend en compte les primes mais avec un plafond serré de 20 % du traitement indiciaire.
Quel que soit votre statut, il faut entre 166 et 172 trimestres validés (selon votre année de naissance) pour obtenir une pension à taux plein. Chaque trimestre manquant entraîne une décote de 1,25 %. À 67 ans, le taux plein est automatique quel que soit le nombre de trimestres validés, dans tous les régimes.
« Je cotise depuis 25 ans, ma retraite sera correcte. » En réalité, le plafonnement de la retraite de base, le gel récent de la valeur du point Agirc-Arrco et l'allongement de la durée de cotisation réduisent mécaniquement les pensions. Sans épargne complémentaire, l'écart entre votre dernier salaire et votre pension sera significatif.
Les erreurs sur les relevés sont fréquentes : trimestres non validés, salaires mal reportés, périodes de chômage non prises en compte. Un relevé incorrect peut vous coûter plusieurs dizaines d'euros par mois de pension, à vie. Vérifiez votre Relevé Individuel de Situation (RIS) sur info-retraite.fr.
À cinq ans de la retraite, les leviers sont limités : rachat de trimestres coûteux, peu de temps pour capitaliser, arbitrages fiscaux restreints. Les salariés qui anticipent dès 40-45 ans disposent de bien plus de marge de manœuvre.
Quatre étapes simples, transparentes, pensées pour la durée — quel que soit votre statut.
On analyse votre relevé de carrière, vos régimes de rattachement, vos points Agirc-Arrco (ou vos droits RAFP pour les fonctionnaires) et vos éventuelles lacunes.
Je calcule votre pension estimée à la date de départ souhaitée, tous régimes confondus, en tenant compte des dernières réformes et de la suspension 2026.
On compare votre pension projetée à vos besoins réels de revenu à la retraite. Le capital à constituer pour combler l'écart est chiffré précisément.
Vous repartez avec une feuille de route claire : combien constituer, sur quel horizon, et quels leviers activer selon votre statut et votre fiscalité.
Trente minutes pour faire le point sur vos droits et vos options, sans engagement.