En tant qu'indépendant, votre pension de retraite sera probablement bien inférieure à ce que vous imaginez. La bonne nouvelle : il est encore temps d'agir. Commencez par simuler votre situation.
Une estimation indicative à partir de votre situation. Un point de départ, pas un audit.
Trois constats structurels que la majorité des TNS découvrent trop tard.
Les TNS affiliés à la SSI ou à la CIPAV touchent en moyenne entre 30 % et 50 % de leur dernier revenu d'activité à la retraite. Contre 60 % à 75 % pour un salarié du privé. L'écart est structurel et ne se corrige pas au dernier moment.
Réforme 2023, suspension partielle en 2026, gel temporaire pour certaines générations, barèmes différents selon les caisses… Le système des indépendants est un mille-feuille que même les professionnels ont du mal à suivre.
Chaque année sans action creuse l'écart. Un indépendant de 35 ans qui prépare sa retraite épargne deux fois moins qu'un indépendant de 50 ans pour le même résultat. La capitalisation fonctionne avec le temps, pas contre lui.
La fenêtre d'action la plus efficace s'ouvre entre 35 et 55 ans. Avant, on construit ; après, on rattrape.
À 35 ans, 400 € par mois suffisent pour viser un capital de 200 000 € à la retraite. À 50 ans, il en faut plus de 1 400. Le temps est l'allié des indépendants — encore faut-il l'engager tôt.
Mon rôle : transformer une projection floue en plan chiffré, daté, exécutable.
Pour les artisans et commerçants (SSI), la pension de base se calcule sur la moyenne des 25 meilleures années de revenus, multipliée par un taux de liquidation (50 % au taux plein) et proratisée selon le nombre de trimestres validés. Pour les professions libérales (CIPAV et autres), c'est un système par points : vos cotisations annuelles vous donnent des points, convertis en pension au moment du départ selon la valeur de service du point.
Pour obtenir une pension sans décote, il faut avoir validé un nombre de trimestres qui dépend de votre année de naissance (entre 166 et 172 trimestres selon les générations). En tant que TNS, vous ne validez des trimestres que si votre revenu dépasse un seuil minimum. En dessous de 7 128 € annuels, vous ne validez pas vos 4 trimestres. Les années creuses peuvent coûter cher sur le long terme.
Si vous partez avant d'avoir le nombre de trimestres requis, chaque trimestre manquant réduit votre pension de 1,25 %. À l'inverse, chaque trimestre supplémentaire l'augmente de 1,25 %. Et dans tous les cas, à partir de 67 ans, la pension est calculée au taux plein, quel que soit le nombre de trimestres.
À 35 ans, constituer un capital de 200 000 € à 60 ans demande un effort mensuel d'environ 400 €. À 50 ans, pour le même objectif, il faut plus de 1 400 € par mois. Le temps est votre meilleur allié, mais seulement si vous agissez tôt.
Les erreurs sur les relevés de carrière sont fréquentes : trimestres manquants, revenus mal reportés, périodes oubliées. Un audit de votre Relevé Individuel de Situation (RIS) peut révéler des corrections qui améliorent significativement votre future pension.
Mettre de l'argent de côté sur un livret A n'est pas préparer sa retraite. La préparation suppose de chiffrer précisément l'écart entre vos besoins futurs et votre pension estimée, puis de choisir les bons véhicules de capitalisation en fonction de votre horizon et de votre fiscalité.
Quatre étapes simples, transparentes, pensées pour la durée.
On analyse votre relevé de carrière, vos trimestres validés, vos caisses de rattachement et vos éventuelles périodes lacunaires.
Je calcule votre pension estimée à la date de départ souhaitée, en tenant compte de votre régime, de votre revenu et de l'évolution législative récente.
On met en face vos besoins de revenus à la retraite et votre pension projetée. Le capital à constituer pour combler l'écart est chiffré clairement.
Vous repartez avec une feuille de route concrète : combien constituer, sur quel horizon, et quel effort mensuel cela représente. Sans jargon, sans pression produit.
Trente minutes suffisent pour faire le point sur votre situation, sans engagement.